Du baume au coeur

baume au coeur

En évoluant dans la vie, nous découvrons progressivement à quel point il est essentiel de la respecter, de l'honorer en y participant, et de lui rendre grâce pour tout ce qu'elle nous permet de découvrir. Il y a la vie qui circule dans la moindre de nos cellules, celle qui vibre au cœur du chant de l'oiseau, celle encore qui explose autour de nous à la faveur du printemps.

Remercier pour tout ce que la vie nous permet d'expérimenter et de ressentir n'est pas quelque chose d'abstrait. Reconnaître que bien des signes nous sont adressés quand notre solitude a pris toute la place, c'est à nouveau prendre le risque de vivre et d'avancer encore un peu.
La vie est ce que nous sommes et ce que nous déciderons d'en faire. Être en accord avec le caractère sacré de l'existence tient autant du bon sens que de l'aspiration de l'être à connaître le bonheur. Tant que notre bien-être personnel et celui de nos proches ne sont pas impactés par quelques déséquilibres plus ou moins sérieux, nous n'apercevons pas encore à quel point la vie peut très vite devenir un combat au quotidien.
Combien d'entre nous, combien de nos familles et de nos amis sont touchés par la souffrance morale et/ou physique, écrasés par la perte d'un proche ou la maladie ?
Autant de vie qui rayonnent et s'épanouissent, autant de destinées chahutées par le caractère éprouvant des événements qui parfois nous affectent. Étrange paradoxe que celui qui rythme l'alternance de nos joies et de nos difficultés existentielles. Alors que tout semblait à peu près en équilibre, l'instant d'après nous pouvons être englouti par le deuil, par la découverte d'une réalité bouleversante.
Quand notre peine devient écrasante, devons-nous l'étouffer ou la laisser complètement envahir notre esprit ? Celui qui étouffe sa peine sème « du chiendent » dans son cœur sans en être véritablement conscient. Quant à celui ou celle qui laisse la souffrance prendre racine alors qu'il peut encore se redresser et marcher, celui-là doit vivement se rappeler à quel point la vie peut encore l'aider à progresser.
La vérité de l'être s'exprime aussi dans ses larmes, dans ce moment à la fois intense et libérateur où nous acceptons enfin de pleurer.
Alors que nous avions été conditionnés à croire que pleurer était un signe de faiblesse, voir un état de l'âme réservé à la gent féminine (ce qui relève soit d'une plaisanterie soit d'une absurdité), nous découvrons que pleurer est un acte libérateur qui nous rappelle combien nous sommes humains. D'ailleurs, la joie et la tristesse sont des émotions qui s'expriment parfois par des larmes ; comme une offrande à quelque chose qui nous dépasse tout en nous traversant.

O.V



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