La juste mesure

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Alors que les jours rétrécissent, nous puisons dans nos réserves d'énergie de quoi faire face au manque de lumière, ressentant un plus grand besoin de se ménager et de gérer plus attentivement les forces que nous avons à notre disposition.

Apprendre à gérer notre capital bien-être, reconnaître les signaux que le corps nous adresse pour répondre à un besoin vital (sommeil, exercices physiques, apport en eau, alimentation, etc...), s'autoriser des moments de calme pour se poser et se ressourcer, autant de petites attentions précieuses qui contribueront chaque jour à notre équilibre.

Investies, investis dans nos activités professionnelles, sportives, associatives, dans nos familles et dans nos diverses relations, il nous arrive fréquemment de nous oublier, happés par nos agendas.
Si notre vie sociale mêlant plaisirs, actions et obligations de toute sorte reste un bien contribuant également à notre épanouissement, l'excès de « faire » est à ranger dans la famille des déséquilibres.

Nous sommes tels des funambules marchant sur ce délicat fil « du ni trop ni trop peu », et si nous ne prêtons pas suffisamment attention à notre façon d'engager notre élan vital, nous aurons tôt au tard à connaître un réajustement plus au moins difficile. L'équilibre est une loi et elle encourage une façon de vivre prenant en compte autant les besoins de notre corps que ceux de notre esprit.

Nous comprenons aisément la nécessité de se nourrir sainement et de dormir notre compte d'heures. En revanche, bien des conditionnements dont nous n'apercevons pas l'influence négative sur notre équilibre et celui des autres agissent au quotidien. Il y a ceux et celles qui donnent à l'excès jusqu'à l'épuisement, d'autres ont tellement peur de donner que la porte de leur cœur est solidement verrouillée, d'autres encore oublient leurs proches tellement l’ambition dévore leur lucidité.
Les premiers me diront qu'ils ont toujours agi de cette façon, les seconds me parleront de leurs déceptions sentimentales, les troisièmes des moyens qu'ils se donnent pour réussir. De bonnes circonstances atténuantes n'ont jamais eu aucun pouvoir pour rétablir l'équilibre quand celui-ci est rompu. Il y a beaucoup à apprendre de nos excès, beaucoup à comprendre de notre façon de donner et de recevoir chaque jour.

La liste de nos déséquilibres physiques et émotionnels est longue. Elle est à l'image du monde d'aujourd'hui, tantôt porté par l'espoir d'une société plus équilibrée, tantôt aspiré par la laideur et l'avidité sous toutes ces formes.

Ces quelques exemples montrant l'ordinaire possible de bien des personnes sont là pour éclairer les habitudes qui parfois s'installent à notre insu et entament notre précieux bien-être. L'esprit qui souffle en chacun est pourtant là, seul capable d'opérer les changements bénéfiques à travers les crises et les prises de conscience. Le chemin vers l'équilibre est aussi la voie de l'éveil aux forces, aux lois, et aux moyens dont nous disposons pour tendre vers une certaine harmonie.

Une multitude de petits pas vers un meilleur équilibre avec soi-même et le monde qui nous entoure, des réajustements à la faveur de notre discernement et à la lumière de notre intelligence, autant de gestes porteurs d'évolution et de sérénité. Nous aspirons tous au bien-être et nous devons garder à l'esprit que bonheur et équilibre jaillissent de la même source.

Il n'est pas toujours facile de détecter dans notre façon d'être et d'agir les moments où nous sommes en défaut ou en excès. Nous avons tous installé des automatismes plus ou moins conscients, et quand s'offre à nous une vraie possibilité de les mettre en lumière, la force de l'auto-justification voile la vraie nature du déséquilibre.

O.V



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